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Culture. Les entrepreneurs aux côtés du Run ar Puñs... |
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Le collectif du hameau du Run ar Puñs, dans le Finistère, n’a pas encore fini sa campagne de financement participatif de sa scène de musiques actuelles. Parmi les donateurs, des chefs d’entreprise du coin.
Sur la scène du café-cabaret châteaulinois, la rockeuse Nadj installe son matériel. La jeune artiste est là pour une résidence qui va lui permettre de rôder son show. Illustration idéale du rôle de la scène de musiques actuelles châteaulinoises.
115 000 € sur 225 000 €
Les chefs d’entreprises venus là pour témoigner de leur soutien au Run ne sont pas tous de Châteaulin, et pas tous artisans. Nicolas Mazeau et Jennifer Scoarnec sont venus de Telgruc où ils exploitent la cidrerie de Rozavern. « Je viens là depuis que j’ai 16 ans, raconte Nicolas. J’ai tellement passé de bons moments ici que j’ai pas envie que ça s’arrête. Aujourd’hui, on y va pendant la récolte des pommes, on a besoin de sortir. On ne va que là. » La soirée préférée de Jennifer ? « Vaudoo Game », répond-elle sans hésiter.
À leurs côtés, Iwan Moré, de Dinéault, peintre en bâtiment d’une entreprise de 5 salariés. « C’est un beau projet, qui mérite d’être soutenu, affirme-t-il. Il n’y a pas grand-chose au niveau culture ici. Mon concert préféré, c’était le Peuple de l’Herbe. »
Fred Thaéron est graphiste à Châteaulin. Son entreprise, où il est seul, s’appelle KestufabriK. « J’ai donné sur mon compte personnel. C’est important de garder des lieux comme ça. Des amis musiciens y jouent. »
— RUN AR PUÑS (@RUNARPUNS) 14 avril 2018
Venu de Lopérec, Denis Le Goff, dont l’entreprise (Énergie réfléchie) est implantée à Laz, le pense très fort : « Dans le coin, c’est le seul lieu culturel qui perdure, qui brasse les gens et les idées. » Didier Després, le pâtissier châteaulinois d’Histoire de Macarons et rocker à ses heures, estime « que c’est un lieu qui doit rester dans son jus. C’est génial une salle comme ça. J’y ai vu Calvin Russel ! »
Il y a aussi un industriel qui soutient le Run : Michel Salaün, PDG de Salaün Holidays, un groupe de 650 salariés. « On a commencé presqu’en même temps, Jakez et moi, raconte-t-il. Le Run fait partie du patrimoine de Châteaulin. Ça ne doit pas s’arrêter. Je venais trois fois par semaine, à une époque, parfois avec Kofi Yamgnane, qui venait aussi. Et je me souviens d’un concert de Jean-Louis Aubert, le guitariste-chanteur des Téléphone. »
Sur une demande de 225 000 €, le collectif a déjà obtenu la rondelette somme de 115 000 €. Il reste encore une dizaine de jours pour boucler la cagnotte (1).
(1) Sur la plateforme bretonne de financement participatif kengo.bzh